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 Les films d'animation chinois

17/1/2012

Les films d'animation chinois


 

Parallèlement au cinéma "vivant", le cinéma chinois connaît une grande tradition de cinéma d'animation. Les pionniers sont les frères Wan, qui réalisent de nombreux courts-métrages dans les années 1920 et 1930.

Le cinéma chinois se concentre jusqu'en 1947 dans les régions nord-est du pays où le Studio de cinéma est créé avec un département spécial pour l'animation : les studios d’art de Shanghai. Il réunit des professionnels de l'animation mais aussi des peintres et auteurs de bande dessinée. C'est le départ de l'époque florissante de l'animation chinoise qui, durant une quizaine d'années, utilise plusieurs formats, comme les papiers découpés, des peintures traditionnelles, des ombres chinoises, ou encore le dessin à l'encre de Chine, qui fascine le public chinois. Les deux premiers films d'animation réalisés avec cette dernière technique et qui étonnent le monde entier, sont Les têtards à la recherche de leur maman, et La fuite du cochon d'Inde.

Après quelques soucis dans les années 1960, l'animation chinoise prend un nouveau départ à la fin des années 1970 et connaît aujourd'hui un développement à la mesure de celui de son économie.

Ce qui différencie le cinéma chinois des autres, c'est que ces films ont pour point de départ une expression ou un proverbe, une légende ou une philosophie liés à l'histoire du pays. De plus, ils sont le plus souvent dépourvus de dialogues pour une question d'exportation.

 

Quelques films:

La mante religieuse

Une vorace mante religieuse a décidé de croquer une insouciante cigale. Après bien des ruses, la mante est sur le point d’arriver à ses fins, mais on la surveille ... Fier d'avoir mis en échec la mante ce dernier ne se doute pas qu'une zibeline le convoite à son tour...

A partir d'une fable chinoise traditionnelle qui reprend un proverbe très ancien «La mante pourchasse la cigale sans savoir que l'oiseau la guette ». Un précepte de Liu Xiang (érudit de la dynastie Han) qui remonte à plus de 2000 ans, du temps des empereurs Han. Méfia a n c e, méfiance. On peut toujours être la proie de plus fort que soi..

L'épouvantail
Au bord de son étang, un brave éleveur de poissons essaie dés protéger de la gourmandise de deux oiseaux à la fois effrontés et gloutons, qui lui pillent le fruit de son travail. Il construit un épouvantail dont se moquent éperdument les volatiles. Mais auront-ils le dernier mot ?

C'est une adaptation de livres très anciens («Histoires comiques») datant du temps du royaume des combattants (-445, -221 avant J-C) où il est question de flairer la ruse, de discerner le faux du vrai, et surtout dans l'art de la guerre, de savoir rester sur place pour décider d'agir au bon moment, par surprise, pour remporter la victoire.

Les singes qui veulent attraper la lune
Par une belle nuit claire, un groupe de singes essaient d'attraper la lune. Après avoir décidé de grimper les uns sur les autres, ils constatent bien vite qu'ils ne parviendront pas à l'atteindre. C'est alors que l'un d'entre eux, voyant le reflet de l'astre de la nuit au fond d'un puits, persuade ses amis de
la capturer à la surface de l'eau !

Adaptation d'une histoire populaire très ancienne, inspirée des pensées de Confucius qui démontre que toute apparence est fausse. Zhou Keqin a développé au maximum les péripéties de cette nuit folle au fond de la forêt. La musique, aux consonances européennes ; était préexistante au scénario et au tournage. Il renouvelle également la technique du papier découpé qui est en fait déchiré et dont les fibres imbibées de couleur donnent cet aspect incroyablement duveteux aux singes qui semblent couverts d'une épaisse fourrure. Un clin d'œil amusé aux ombres chinoises.

Impression de montagne et d'eau
Pour le récompenser de lui avoir porté secours sur le chemin vers son village dans les montagnes, un vieux musicien apprend à un tout jeune pêcheur son art de la cithare . Une profonde amitié naît entre eux, jusqu'au jour où le vieil homme, après lui avoir fait don de son pro pré instrument de musique, s'évanouit dans le paysage...

Le film utilise une technique unique au monde, mise au point par le peintre caricaturiste Tei Wei depuis 1960 avec son film «Les têtards à la recherche de leur maman» : le lavis animé à l'encre de chine et à l'aquarelle dont il est le seul à connaître le secret. L'animation est si parfaite et si magique que l'on en oublie les difficultés. Ces 18 minutes de «lavis animé» ont nécessité plus de 20 000 clichés et près de 12 000 peintures ! Ce film survole dix siècles de la peinture chinoise qui regroupe des centaines d'œuvres du patrimoine traditionnel.

L' aigrette et l'huître
Une aigrette affamée s'est mise en tête de mettre à son menu une huître apparemment facile à gober. Mais cette dernière, aussi habile que coriace, n'entend pas se laisser faire. Un troisième larron observe la situation en attendant son heure...

Les têtards à la recherche de leur maman
Une jeune et insouciante grenouille vient de pondre des œufs à profusion au fond de l'eau limpide d'un paisible étang. Naissent alors une multitude de ravissants et fébriles têtards. Ceux-ci n'ont de cesse de connaître leur maman, qui de prime abord ne leur ressemble pas... ou pas encore.... Chemin faisant, s'enchaînent de nombreuses et curieuses rencontres avec les hôtes de l'étang et de ses berges : poissons, crevettes, tortues, crabes, poussins...

Les trois moines

Il s'agit de la transposition sans parole, de manière ironique et très drôle, d'un ancien proverbe chinois traditionnel : «Un moine seul porte deux seaux d'eau, deux moines portent un seul seau et quand ils sont trois, ils manquent d'eau...

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