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 Biographie Gioacchino Antonio Rossini

28/2/2012

Biographie Gioacchino Antonio Rossini 

Né le 29 février 1792 à Pesaro (Italie), Gioacchino Antonio Rossini est le fils d’un corniste de l’orchestre municipal. Sa mère est une ancienne soprano. La famille est donc très musicienne. Après l’arrestation de Giuseppe, le père, pour des imprudences lors de l’entrée des troupes françaises dans la ville, sa femme doit subvenir aux besoins de la famille en chantant dans différents théâtres. C’est le premier contact de Rossini avec l’opéra. L’enfant apprend le cor, le violon, l’alto et la composition avec les riches frères Malerbi.

Débuts faciles...

Rossini commence sa carrière de compositeur à 14 ans avec son opéra Demetrio et Polibio. Il entre au prestigieux Liceo musicale de Bologne. Il y étudie le solfège et le contrepoint auprès du père Mattei puis est admis comme Wolfgang Mozartautrefois à l’Académie philharmonique de Bologne. En 1810, Rossini reçoit sa première commande d’un opéra pour le théâtre de Venise qui sera appelé le Contrat de mariage. Cette pièce remporte un succès total malgré de nombreuses innovations et d’autres commandes arrivent, l’emmenant à Venise, à Rome, à Bologne, à Milan ou à Naples...

...suite triomphale !

Tancrède (1813), tiré d’un drame de Voltaire, lui apporte la consécration définitive. Ses opéras sont désormais montés dans toute l’Europe. L’Italienne à Alger en 1814, le Barbier de Séville en 1816 sont une série de succès. À 21 ans, il est déjà une vedette dans toute l’Italie. Ses airs sont sifflés partout dans la rue. Le Barbier de Séville fut créé à Rome sur un livret de Beaumarchais. Cet opéra, véritable prodige d’originalité et de musicalité, fait la joie de l’Europe entière après un échec initial.

De 1818 à 1822, Rossini se fixe à Naples comme Directeur artistique du théâtre San Carlo. Il change alors d’orientation dans sa carrière de compositeur et se consacre désormais à l’opéria seria. Il compose entre autres Otello et Moïse en égypte. Il se marie avec la cantatrice Isabella Colbran qui est sa plus grande interprète. En 1822, il séjourne quatre mois à Vienne puis à Londres, en 1823, où ses opéras font un triomphe (Semiramide, 1823).

Paris

Mais le compositeur reçoit son accueil le plus triomphal à Paris en 1824. Il décide de s’y installer après avoir imposé des conditions financières très intéressantes. Rossini est appelé, à l’âge de trente deux ans, à diriger le Théâtre-Italien de Paris. Il occupe également, jusqu’à la révolution de 1830, les charges de premier compositeur du roi et d’inspecteur général du chant. Cette période est celle du triomphe de ses dernières œuvres pour la scène : Moïse en 1827, le Comte Ory en 1828 (le dernier de ses opéras comiques) et Guillaume Tell, œuvre monumentale, en 1829. Cette dernière pièce semble l’avoir usé moralement.

“Fin“ de carrière

Rossini met un terme à sa carrière à l’âge de 37 ans sans jamais avoir expliqué cette décision. Sans doute sa richesse lui permet-elle de vivre comme un rentier mais il a aussi quelques ennuis de santé. En 1830, il se sépare d’Isabella Colbran et a une liaison avec Olympe Pélissier qu’il épousera en 1845 et qui s’occupera admirablement du compositeur. En 1831, au cours d’un voyage en Espagne, il est harcelé par un prélat, le marquis de Las Marismas, qui lui arrache la promesse d’un Stabat Mater. Revenu à Paris, il en compose seize numéros et demande à un ami, Tadolini, de lui composer le reste.

Face à un procès avec les héritiers du marquis, il se voit obligé de composer la suite et la première le 7 janvier 1842 est un triomphe. De 1836 à 1855, Rossini vécut en Italie à Bologne pour réorganiser le prestigieux conservatoire. Puis il se fixe définitivement dans un appartement au cœur de Paris et dans une maison construite à Passy. Richard Wagner lui rend visite en 1860. Il se remet à composer de petites pièces dont la meilleure est la Petite messe solennelle (1863).

Rossini, célèbre et honoré, meurt des suites d’une opération chirurgicale le 13 novembre 1868 à Paris. Le secret de son style réside dans sa vivacité et dans des crescendi surprenants mais aussi dans l’art de son instrumentation et de la mélodie de ses airs. Surtout célèbre pour ses opéras, il a aussi laissé des œuvres instrumentales et vocales. Parmi ces dernières, l’une des plus réussies est le Stabat Mater (1832-1842), dont le style est proche de celui de l’opéra. Les œuvres de Rossini, empreintes de gaieté et de mouvement, témoignent d’une technique complète, d’un sens merveilleux du théâtre et d’une invention mélodique et rythmique sans cesse renouvelée.

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